Financement

Assurance emprunteur : comprendre les options pour économiser

Par Maxime
5 minutes

L'assurance emprunteur : un enjeu majeur pour les emprunteurs immobiliers

Lorsque l’on contracte un cre9dit immobilier, la souscription d’une assurance emprunteur s’impose presque toujours. Ce contrat, exige9 par la banque, garantit le remboursement du preat en cas de de9ce8s, d’invalidite9 ou d’incapacite9 de travail de l’emprunteur. Son cofbt et ses garanties impactent fortement le budget global de l’acquisition. Savoir de9crypter son fonctionnement, comparer les offres et exercer pleinement ses droits re9cents en matie8re de concurrence peut permettre d’e9conomiser plusieurs milliers d’euros sur la dure9e du preat.

De9taillons les bases, les diffe9rentes options pour bien choisir et les me9thodes pratiques pour optimiser son assurance emprunteur.


Le rf4le essentiel de l'assurance emprunteur dans le montage de cre9dit

En France, la loi n’impose pas l’assurance emprunteur, mais les banques la conside8rent comme indispensable pour tout cre9dit immobilier. Cet engagement prote8ge les parties : l’emprunteur, ses proches (qui ne supporteront pas le poids des mensualite9s en cas de coup dur), et la banque, assure9e de re9cupe9rer son capital.
Les garanties principales sont :

  • La garantie de9ce8s (le capital restant dfb est pris en charge en cas de disparition de l’assure9)
  • La garantie Perte Totale et Irre9versible d’Autonomie (PTIA) (incapacite9 totale de travailler et besoin d’aide permanente)
  • L’incapacite9 Temporaire Totale de Travail (ITT) (prise en charge des mensualite9s si l’emprunteur ne peut plus exercer aucune activite9↵ professionnelle)
  • L’Incapacite9 Permanente Partielle ou Totale (IPT/IPT)
  • Parfois, la perte d’emploi (optionnelle, peu souscrite car cofbteuse et restrictive)

Le montant de la cotisation de9pend : du capital assure9, de l’âge de l’emprunteur, de sa sante9, de sa profession, de la dure9e du preat, du niveau de garantie et des exclusions inscrites au contrat.


Contrat groupe ou de9le9gation d'assurance : quels choix pour l'emprunteur ?

Traditionnellement, les banques commercialisent leur propre contrat d’assurance collective (ab contrat groupe bb), ne9gocie9 globalement pour malades ou bien-portants. Il offre une tarification mutualise9e, des formalite9s simples, mais peu de personnalisation.
Depuis une dizaine d’anne9es, et gre2ce e0 plusieurs re9formes (lois Lagarde 2010, Hamon 2014, Bourquin 2018, loi Lemoine 2022), chaque emprunteur peut choisir librement son assureur, soit au moment de souscrire le preat, soit au fil des anne9es.
Cela s’appelle la de9le9gation d’assurance : souscrire une assurance individuelle, plus adapte9e e0 son profil et souvent bien meilleure marche9.


La loi Lemoine : des droits accrus depuis 2022

  • Re9siliation infra-annuelle sans frais ni motivation : Vous pouvez dore9navant changer d'assurance e0 tout moment pendant la dure9e du preat, et non plus seulement e0 l’anne9e ou lors de la signature.
  • Suppression du questionnaire de sante9 pour les preats immobiliers de moins de 200 000 e0 rembourser dont l’e9che9ance intervient avant votre 60e anniversaire : l’acce8s e0 la proprie9te9 s’en trouve grandement facilite9 pour les anciens malades.
  • Raccourcissement du droit e0 l’oubli : certains anciens cancers ou he9patites ne sont plus e0 de9clarer passe9 5 ans sans re9cidive.

Conse9quence : la mise en concurrence du marche9 s’est acce9le9re9e et il devient possible de faire jouer la compe9tition sur le cofbt… meame longtemps apre8s avoir signe9 son preat.


Comment comparer efficacement les contrats d’assurance ?

Changer d’assurance ou choisir de8s le de9part n’est pas anodin. Voici les points-cle9s d’une bonne comparaison :

  • Le tarif global et son mode de calcul : Comparez le cofbt total sur toute la dure9e du preat. Une assurance calcule9e sur le capital restant dfb (de9gressif) est souvent plus avantageuse qu’un forfait sur capital initial.
  • Les garanties re9elles : Au-dele0 du de9ce8s, ve9rifiez le niveau de couverture en cas d’invalidite9 ou d’arreat maladie (incapacite9 temporaire ou permanente totale/partielle).
  • Les exclusions de garantie : Certaines assurances excluent des risques (sports dangereux, affections psychiatriques, dos, etc.). Lisez chaque clause.
  • Les de9lais de carence et franchises : Attente avant prise d’effet et pe9riode de non-indemnisation.
  • L’assurabilite9 selon votre situation : Questions de sante9, risques aggrave9s de me9tier ou de loisirs.
  • Le mode d'indemnisation : Certains contrats remboursent directement e0 la banque, d’autres versent l’indemnisation e0 l’emprunteur.

Pour comparer, utilisez les formulaires personnalise9s ou l’aide d’un courtier inde9pendant spe9cialise9. Demandez syste9matiquement une Fiche Standardise9e d’Information (FSI)e9 mise e0 disposition par les assureurs.


Focus : e0 qui profite vraiment la de9le9gation ?

Les offres individuelles sont souvent beaucoup moins che8res pour les assure9s jeunes, en bonne sante9, non-fumeurs, ou pour ceux qui exercent un me9tier non e0 risque. Les e9conomies sont impressionnantes : de 20% e0 60% parfois, ce qui peut repre9senter des milliers d’euros.
Par exemple, un couple de 35 ans assure9 e0 100% chacun, pour 200 000e2 sur 20 ans, peut payer 20 000e2 d’assurance via la banque… ou 8 000e2 en passant par un assureur exte9rieur bien choisit.

En revanche, pour les seniors, personnes ayant une pathologie chronique ou emprunteurs dans des situations particulie8res (travail dangereux, ante9ce9dents lourds), l’assurance groupe e9vite parfois la majoration, car elle mutualise les risques. Bien calculer chaque cas est essentiel.


Changer d’assurance durant la vie du preat : mode d’emploi

  1. Identifiez une nouvelle offre mieux adapte9e (tarif, garantie).
  2. Ve9rifiez l'équivalence des garanties : la banque ne peut pas refuser une assurance si celle-ci couvre au moins les meames risques.
  3. Envoyez une demande de résiliation de l’ancienne assurance avec indication du changement.
  4. Respectez les proce9dures et de9lais : la nouvelle assurance doit impérativement être effective le même jour que l’ancienne.
  5. La banque a 10 jours pour répondre. Tout refus doit être motivé par écrit. Sans réponse ou motif légitime, le changement est automatique.

Aucune pe9nalite9 ne peut vous être appliquée par votre banque (malgré certains abus persistants : n’hésitez pas à faire appel à un médiateur en cas de blocage).


Les points de vigilance pour éviter les mauvaises surprises

  • Attention au niveau de couverture : Ne sacrifiez pas les garanties essentielles pour un prix plancher. Une mauvaise couverture en cas d’arrêt longue maladie ou d’invalidation peut coûter très cher à long terme.
  • Scrutez les exclusions et limitations : Professions à risques, sports, affections psychiques, déplacement à l’étranger, etc. : chaque assureur fixe ses propres limites.
  • Comparez sur toute la durée du prêt : Certains contrats bon marché débutent bas mais ré-augmentent avec l’âge, ou en fonction de l’évolution du capital restant dû. Privilégiez la transparence sur l’évolution du coût dans le temps.
  • Pensez à la protection du co-emprunteur : Chaque part d’assurance (50%-50%, ou 100% chaque tête) doit couvrir la situation familiale : enfants, deux salaires, etc.

FAQ pratique sur l’assurance de crédit immobilier

Peut-on toujours refuser l’assurance de la banque ?

Oui, la banque ne peut subordonner le prêt à la souscription de son assurance maison. Mais elle peut exiger un niveau de garantie équivalent.


Le tarif peut-il être révisé en cours de contrat ?

Non : le montant affiché dans l’offre doit s’appliquer pendant toute la durée (hors situations de changement de profil d’assuré).


Qu’en est-il en cas de maladie ou métier à risque ?

Il existe des conventions : la convention AERAS permet d’être assuré même avec un passé de santé problématique. Les tarifs peuvent cependant eatre majorés.


En synthèse : les bons réflexes pour économiser sur son assurance emprunteur

  1. Dressez un tour d’horizon du marché avant toute signature ou changement ; passez par un courtier si besoin.
  2. Comparez systématiquement les garanties et tarifs, en exigeant la Fiche Standardisée d’Information.
  3. Exploitez la liberté de changer quand vous le souhaitez : en cas de baisses récentes de tarifs, faites réviser votre contrat.
  4. Négociez aussi la part d'assurance attribuée à chaque co-emprunteur, selon la situation familiale et la capacité de remboursement en cas d’aléa.
  5. Veillez à garder un niveau de protection optimal : il vaut mieux une cotisation légèrement plus élevée, mais pas de mauvaise surprise en cas de problème sanitaire ou professionnel.

Conseil pratique : Réalisez un devis multi-assureurs avant de signer et annuellement ensuite : les différences de tarif et de qualité des garanties sont majeures. Pour découvrir plus de comparatifs, pas-à-pas et guides indépendants, rendez-vous sur immo-pratique.fr.

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